3 questions à Denis HOMMEL,
Président du Syndicat Mixte du SCoT
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Le projet de SCoT a été arrêté récemment.
Quel bilan tirez-vous de ses trois années d’élaboration ?

Un bilan très positif car nous avons réellement eu un travail collectif et de riches échanges. Je tiens à remercier ici tous ceux qui y ont contribué, qu’il s’agisse des élus, des équipes techniques, des bureaux d’études mais aussi du public qui s’est intéressé au sujet et a permis, par ses remarques et ses questions, de faire avancer la réflexion.
Un événement important est intervenu au cours de l’élaboration du SCoT : Gambsheim et Kilstett ont choisi de nous rejoindre et cela renforce notre poids et la cohérence de notre territoire, qui s’étend avec ces deux communes des limites de la Communauté urbaine de Strasbourg au Sud à Lauterbourg au Nord. Notre SCoT est aussi l’un des premiers à avoir intégré la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 et l’exercice nouveau du «Document d’Aménagement Commercial (DAC)».

Quels sont pour vous les points clés du SCoT, ceux qui vont compter pour l’avenir du territoire et des habitants ?

C’est évident, la démarche définir pour l’habitat a été essentielle mais nous avons également privilégié la dynamique en terme de développement économique, avec une offre qui permette à des entreprises de s’installer. L’objectif est de créer (5000 emplois dans les vingt prochaines années et de pouvoir proposer aux actifs de notre territoire de travailler près de chez eux.
Ce développement concerne les entreprises industrielles, mais aussi les prestataires de services et les commerces. C’est important car l’implantation de commerces doit permettre aux habitants de trouver plus facilement, dans la proximité, les produits dont ils ont besoin.

L’environnement a également pris une grande place dans le SCoT ?

En effet. Ce travail sur le développement a été réalisé avec le souci permanent de conserver notre paysage, notre cadre et notre qualité de vie, ce qui fait la richesse et la spécificité de la Bande Rhénane Nord.
Nous avons porté une attention particulière à la conservation des espaces agricoles et à la préservation de l’environnement naturel. Nous avons par exemple maintenu les réservoirs écologiques existants et inscrits dans le SCoT des «corridors écologiques», c’est-à-dire des continuités naturelles (grands espaces boisés, rives des cours d’eau, etc.) favorables à la faune et à la flore. Cette recherche d’équilibre a vraiment été au cœur de nos réflexions.